mardi 1 juillet 2014
Présentation
Etudiante à l'école Média Art Fructidor de Chalon sur Saône depuis octobre 2011, ce blog présente la majorité des projets de cours ou personnels réalisés au cours de ces 3 années à l'école. N'hésitez pas à poster des commentaires pour avoir vos points de vue, remarques, ressentis, etc. Merci !
jeudi 22 mai 2014
Echappée
- «Echappée»
- Vidéo
- 2014
« Echappée » est une tentative de matérialisation de ce qu’il se passe dans ma tête lorsque j’essaie d’atteindre un but sans avoir l’impression que je vais y arriver. Cette passerelle que j’emprunte tous les jours et qui fait le lien entre domicile et lieu d’étude, vie privée et vie professionnelle, et qui devient infinie.
La caméra en vue subjective aide à traduire l’angoisse que m’inspire cette sensation, un peu à la manière du film « Enter the Void » de Gaspar Noé. Il en va de même pour le travelling compensé (effet cinématographique utilisé en premier par Hitchcock en 1958 dans « Sueurs Froides » et consistant à contrarier les effets simultanés d’un zoom arrière et d’un travelling avant, ou l’inverse).
Burn Time
- «Burn Time»
- Objet
- 2014
« Burn Time » est une réflexion sur la matérialisation du temps dans l’espace et sur la perception du temps par les êtres vivants, et plus particulièrement par les êtres humains. Le temps est ici saisi dans deux de ses aspects : la temporalité et la température, qui forment un tout : le tube de Kerdane est remplacé par des allumettes qui se consument. J’ai tenté de saisir et de représenter le temps immatériel car le temps ne se montre pas, sauf à la rigueur dans « la présentification de l’aiguille qui avance » (Heidegger).
On a ici un temps de combustion avec les allumettes, le temps qui se consume plus ou moins rapidement. On peut aisément se laisser aller à imaginer que les degrés et les Fahrenheits se transforment en jours, en années, en siècles, en décennies… .
Ce travail peut évoquer l’oeuvre «Thermomètre» (1986 - 2010) de Nathalie Talec dont les recherches et préoccupations sont centrées autour du froid et du concept de la survie, survie qui dépend bien évidemment de la notion du temps. Esthétiquement, ce thermomètre peut évoquer les 5.5 Designers qui ont développé une sorte d’hôpital pour les objets cassés.
- Objet
- 2014
« Burn Time » est une réflexion sur la matérialisation du temps dans l’espace et sur la perception du temps par les êtres vivants, et plus particulièrement par les êtres humains. Le temps est ici saisi dans deux de ses aspects : la temporalité et la température, qui forment un tout : le tube de Kerdane est remplacé par des allumettes qui se consument. J’ai tenté de saisir et de représenter le temps immatériel car le temps ne se montre pas, sauf à la rigueur dans « la présentification de l’aiguille qui avance » (Heidegger).
On a ici un temps de combustion avec les allumettes, le temps qui se consume plus ou moins rapidement. On peut aisément se laisser aller à imaginer que les degrés et les Fahrenheits se transforment en jours, en années, en siècles, en décennies… .
Ce travail peut évoquer l’oeuvre «Thermomètre» (1986 - 2010) de Nathalie Talec dont les recherches et préoccupations sont centrées autour du froid et du concept de la survie, survie qui dépend bien évidemment de la notion du temps. Esthétiquement, ce thermomètre peut évoquer les 5.5 Designers qui ont développé une sorte d’hôpital pour les objets cassés.
Définition ?

- "Définition ?"
- Textes
- 2014
«Définition ? » est une sorte d’autoportrait sous forme textuelle. Deux textes relatant les titres d’un journal ancien (celui du jour de ma naissance) et d’un journal récent, respectivement précédé par «j’étais» et «je suis». J’obtiens ainsi des phrases incohérentes, hasardeuses ou inexactes. Suis-je un mensonge ? Qu’est ce qui me détermine ? Les autres (représentés par le journal) ou moi-même avec un libre arbitre propre ? Cela pousse la réflexion sur le sollipsisme (Descartes), théorie philosophique selon laquelle l’esprit est la seule chose qui existe réellement et le monde extérieur n’est, selon cette conception, qu’une représentation et que la connaissance de quelque chose extérieur à son esprit est injustifiée.
Cela peut rappeler l’ouvrage de Georges Perec intitulé «Je me souviens», sur le même principe : des fragments de souvenirs rassemblés entre 1973 et 1977 commençant tous par « je me souviens ». Perec s’est lui-même inspiré de « I Remember » de Joe Brainard publié en 1970 où des fragments de souvenirs de l’auteur commencent tous par « I remember ».

On peut également évoquer les poèmes avant-gardistes, avec le mouvement dada, le futurisme, ou le surréalisme. Les avant-gardes, loin de n’être que des épiphénomènes dans l’histoire de la poésie, ont traversé le siècle pour aboutir aux expériences littéraires développées par des écrivains comme Christian Prigent ou Jean-Pierre Verheggen, visant une forme de déconstruction poétique de la modernité. Les avant-gardistes ont donné une autre dimension à la poésie, qui n’a alors plus seulement un rapport avec les mots et la linguistique, mais qui élargit son champ aux arts plastiques.mercredi 2 avril 2014
White Light/White Heat

- White Light/White Heat
- Installation série photocopies
- 2014
27 octobre 2013, mort de Lou Reed, fin. Ça arrive comme un coup de poing et ça fait le même effet. Encore une journée foutue, journée qui m’emmène à commencer un portrait de Lou Reed pour soulager le poids de cette nouvelle. Je fais de ce portrait une photocopie, que je photocopie, que je photocopie, et ainsi de suite jusqu’à effacement total du dessin ; je fais mon deuil, le deuil du souvenir. J’expose et je partage ce deuil avec un public, comme on exposerait une série de portraits d’une idole, une image de la culture populaire. Ca fait évidemment penser aux séries d’Andy Warhol, ses série de Marilyn Monroe et Liz Taylor qui elles aussi ont un grand rapport avec la mort. Lou Reed, Andy Warhol, le Velvet Underground, la Factory, autant de liaisons qui ont fait prendre à ce projet cette forme.
La photocopie tue le livre en même temps qu’elle en conserve le contenu. Même chose ici, la mort de Lou Reed, mais le souvenir est conservé. Et dans le même temps la photocopie efface l’image et la détériore, comme un souvenir que j’essaierais d’exorciser. Cela créé un paradoxe avec l’habituelle consommation de l’icône de la star, les produits dérivés, poster, etc. qui traduisent un désir d’immortalité. White Light/White Heat est le titre d’une chanson (et également d’un album) du Velvet Underground écrite par Lou Reed qui traite de la drogue ; drogue qui est en partie responsable de sa mort. La photocopie est aussi une métaphore de cette drogue qui tue à petit feu, qui « efface » un être de la surface de la planète. « White Light » évoque bien entendu la lumière blanche au bout du tunnel et vient renforcer le côté mortifère de l’œuvre.
Dead(line) Phones
- Dead(line) Phones
- Installation
- 2014
Depuis que le téléphone portable a commencé à se développer dans les années 1990, il a eu un impact conséquent sur les mœurs humaines. Un certain fétichisme du téléphone s’est développé et depuis les années 2000 l’homme est très attaché à son téléphone parce qu’il lui ressemble, il contient ses conversations, sa mémoire, ses envies, ses plaisirs, ses loisirs. Le portable est devenu un avatar de l’homme qui le possède, de qui il est ou même de qui il voudrait être. Nous vivons dans une société de personnification de l’objet, on en est dépendant et on n’arrive plus à s’exprimer avec des liens sociaux mais avec des liens virtuels.
Tous les portables possèdent un codage de la date limite de leur agenda interne, et pour chaque objet ce sont des dates différentes. Fait étrange, le codage se projette dans le futur, mais aussi dans le passé, et parfois 100 ans en arrière. On peut noter un anniversaire ou un pense-bête en 1930 par exemple. Pourquoi doter le téléphone d’une mémoire et d’un calendrier avec des dates qui précèdent de plusieurs années sa création ? La date limite du futur varie aussi selon l’objet, certains vont jusqu’en 2100 et plus, alors que d’autres s’arrêtent en 2036. Mais alors que se passe-t-il si le téléphone dépasse la date butoire de son agenda : le calendrier va-t-il se réinitialiser pour redémarrer à la première date de son agenda ? Le téléphone va-t-il bloquer cette date pour tous les jours suivants ? Le fameux bogue de l’an 2000 se produira-t-il à cet instant ? Paradoxalement, L'obsolescence programmée empêche de franchir le seuil de la date limite du téléphone, c’est assez frustrant.
Les portables possèdent donc une date de « naissance » (ne correspondant étrangement pas à sa date de fabrication) et une date de mort, comme tous les êtres vivants. Et ils sont programmés grâce à un codage, souvent arbitraire, du développeur (codage sur 100 ans, etc). En est-il de même avec tous les êtres vivants ? Peut-on s’amuser avec la carte génétique de chaque être pour le « programmer » ? Peut-être puisque certaines morts sont prématurées et déterminées par des évènements extérieurs, ou que certains êtres arrivent mort-nés ou avec une maladie de naissance qui va les handicaper toute leur vie…
lundi 10 mars 2014
Museumatographe
- Installation vidéo et mapping
- 2014
Le cinéma au musée ou le musée au cinéma ? Peut-être les deux ? Le musée d'art est dans l'imaginaire collectif un endroit où l'on trouve des tableaux de grands peintres anciens. Toutes ces images figées pour toujours qui traversent les époques ont un côté étrange et angoissant. Certains peuvent regarder pendant des heures un même tableau pourtant complètement immobile, comme on peut regarder pendant des heures une image animée. Le musée est un lieu de rencontres, où énormément de personnes se croisent chaque jour. Il est un lieu très singulier, relativement silencieux, plein de respect et propre à créer des histoires. Beaucoup de réalisateurs l’ont compris et ont voulu se servir d’un tel lieu pour leur film, ou au moins une ou plusieurs scènes. Parmi les œuvres cinématographiques qu’a inspirées le musée, on trouve des réalisateurs d’époques différentes, de nationalités différentes, de notoriété plus ou moins affirmée, des genres différents, dans des contextes historiques différents… On englobe donc en grande partie l’histoire du cinéma.
Mon but est de créer une mise en abyme du musée dans le cinéma dans le musée. Je décontextualise pour recontextualiser : le musée qui a été sujet d’inspiration devient lieu d’exposition. Cela permet d’imaginer une sorte de « ciné-musée » ou « museumatographe » afin de renforcer la relation étroite que le cinéma et le musée ont entretenue et développée au fil du temps.
Le projet se présente sous la forme de projections sur des toiles vierges et encadrées (cadres anciens), à la façon des plus prestigieux tableaux de grands maitres peintres, tout en conservant la spécificité du médium cinéma : l'image animée. Ces projections sont de courtes séquences de films dont la scène se déroule dans un musée d'art. Sept projections, sept séquences, sept toiles ; tant de clins d’œil au Septième Art. Le spectateur qui s’approche trop du tableau efface avec son corps l’œuvre, en obstruant la projection. Il est obligé de se déplacer plus loin ou de côté pour discerner la séquence projetée : une œuvre n’est déchiffrable en intégrité seulement par son créateur, et non par une personne tierce représentée par le public ; plus l’on croit s’approcher de la vérité, et plus elle s’échappe.
Photos prises lors de l'exposition "Imaginarium" du groupe C à l'Espace des Arts de Chalon sur Saône.
Quand Un Bruit Vous Ennuie...
- Quand Un Bruit Vous Ennuie...
- Son
- 2014
Hommage à la célèbre citation de John Cage "Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le". Le bruit des travaux en ville est un bruit pénible et dérangeant, j'ai donc essayé de le réinterpréter de façon à ce qu'il soit plus agréable à l'oreille. C'est une façon d'écouter plus en profondeur un bruit que l'on a tendance à fuir d'habitude.
Ce projet est né d'un workshop avec Gilles Malatray.
"L’écriture de paysages sonores in situ
Espaces sonores urbains
Appréhender, parcourir
Parcourir, déambuler, errer… La marche urbaine comme terrain d’expérience, le contextuel et la sérendipité comme moteurs d’exploration.
Des postures inspirées de Guy Debord, l’errance situationnisme et l’approche de constructions esthétiques et politiques (au sens large du terme) – et de Georges Perec, l’écriture littéraire et l’expérience physique de l’espace, les tentatives d’épuisement d’un lieu…
Ressentir percevoir
Entendre, écouter, mais aussi regarder, toucher, se frotter, approche sensible, synesthésique…
Capturer, mémoriser, tracer
Écoute in situ (parcours, points d’ouïe, scénophonies…), captations (field recordings), carnets de croquis, carnets de notes, commentaires in situ, la trace comme outil de construction…
Jouer, exciter
Faire sonner, amplifier, filtrer, exciter les effets, les architectures, révéler les signatures acoustiques, performances/improvisations, vers un activisme sonore…
Réécrire, composer, installer
De l’extraction brute à la réécriture de paysages audionumériques, frottements in situ et/ou supports, dispositifs délocalisés, rapports et passages de scènes extérieures/intérieures, réduction/élargissements d’espaces, mises en scènes de lieux écoutes (scénophonies), installer des sons dans l’espace public, écrire un espace, un parcours urbain avec des sons…" - G. Malatray
Do It Yourself
-"Do It Yourself"
- Photographies (série) + photomontage
- 2013
« Do It Yourself » est une série de photographies qui représentent de fausses affiches de cinéma. Chacun possède sa propre culture cinématographique qui participe à sa construction et à sa personnalité. On se réapproprie souvent, consciemment ou inconsciemment, certaines scènes de films qui marquent notre esprit. Ces scènes que l’on reproduit en se glissant dans la peau de nos personnages fictifs favoris sont alors décontextualisées : on lance une réplique dans le vent, on rejoue la scène chez soi, on mime les gestes des acteurs dans la rue, etc.
Ici, j’ai demandé à plusieurs personnes d’immortaliser en une image, un instant figé, une scène de cinéma qui les a marqués dans un décor de tous les jours avec les « moyens du bord » : il ne s’agit alors plus de l’objet universel qu’est le film en question, mais de leur propre mythologie personnelle. Chaque personne se « désidentifie » alors et joue un nouveau personnage : elle refait le film, son affiche, son essence. Le résultat donne une série d’affiches, « remake » des affiches originales avec la même disposition, mais avec moi comme réalisateur et la personne qui a choisi la scène comme producteur et acteur. Pourquoi une image pour parler du cinéma plutôt qu’une vidéo ? Car l’affiche est le premier élément de communication d’un film, elle reste gravé dans les esprits : dans notre société en évolution continue, les images ont fini par nous façonner.
dimanche 9 mars 2014
Through the Looking Glass (aperçu du rendu)
- "Through the Looking Glass"
- Installation vidéo
- 2013
Le miroir : un objet qui a traversé les époques en conservant et en développant son pouvoir de fascination sur les hommes. L’être humain est constamment préoccupé par l’image qu’il projette vers les autres. De nombreuses questions se posent lorsque l’on pousse la réflexion au delà de l’objet : l’image renvoyée par le miroir est-elle la réalité, ou la déformation exercée par notre esprit ? Les schizophrènes par exemple ne se reconnaissent pas dans un miroir lorsqu’ils sont atteints d’une crise de délire. Le miroir se traduit aussi par une certaine obsession de la symétrie, et il nous renvoie une image parfaitement inversée de nous-mêmes et du monde ; peut-on alors dire que c’est la réalité, ou bien une réalité inversée ?
A la manière de Dan Graham dans « Present Continuous Past(s) », je vais me servir de l’objet et du symbole du miroir pour créer une sorte d’espace-temps dissocié du nôtre. Une caméra filme en permanence l’entrée de la pièce dans laquelle est installé le dispositif, puis retransmet en temps réel l’image qu’elle reçoit sur un vidéoprojecteur. Ce vidéoprojecteur est axé sur un miroir qui renvoie l’image sur le mur. Il va donc s’opérer un léger décalage entre l’image filmée et l’image projetée, et celle-ci sera passée de réalité à réalité inversée. La caméra filme l’entrée, ainsi que le miroir, ce qui créé une sorte de mise en abîme et le spectateur se voit trois fois à différentes échelles et à différentes périodes de temps ; comme s’il avait trois identités distinctes. On a donc une sorte de bug temporel et de seconde dimension, comme une porte vers un autre monde.
Ce projet est né d'un workshop avec Davide Bertocchi.
Day-one-Day Life
- Day-one-Day Life
- Vidéo
- 2013
Comment rendre intéressant notre quotidien pourtant si routinier ? L'important est bien sûr la banque d'images à créer, mais aussi la narration. Un objet anodin de mon quotidien, et pourtant très important pour moi : ma montre. Je l'ai toujours sur moi, je la regarde sans arrêt par réflexe, sans pour autant toujours avoir une absolue nécessité de connaître l'heure actuelle. C'est exactement ce dont il est question dans ce projet : l'obsession d'un objet du quotidien, et de la notion du temps qui passe.
Le protocole est simple : une journée de la semaine (du lever au coucher) s'écoule sous forme d'une succession de photographies en gros plan de ma montre sur mon poignet ; chaque photographie est prise à un instant où je regardais l'heure. La base des aiguilles est centrée sur le même point dans l'image. La vitesse de la succession d'images change en fonction de la façon dont je ressens l'écoulement du temps dans ma journée. Elles se succèdent donc plus ou moins vite et cela donne un rythme et un aspect hypnotique au roman-photo. En fin de vidéo, je laisse pour dernière image le gros plan de ma montre sans aiguilles. Cette notion de temps qui s'écoule est renforcée par le grain de la peau qui vieillit petit à petit au fil de la journée (la peau étant une composante humaine marquée physiquement par le temps). En plus de l'heure, la luminosité et le son contribuent à repérer les différents moments de la journée : ils sont tous les deux capturés au même moment que les photos (donc un son et une luminosité ambiants). Pour le son, ce sont simplement des ambiances de la journée qui correspondent aux moments qui se déroulent. Puis le "tic-tac" incessant de la montre qui créé un paradoxe lorsque les aiguilles disparaissent, comme si le temps était suspendu.
Ce projet est constitué comme un photo roman, en hommage à Chris Marker et à son film "La Jetée". Le noir & blanc représente pour moi la narration d'un moment passé, comme une trace dans l'histoire. Day-One-Day Life fait également référence à « the Clock » de Christian Marclay, un montage vidéo de 24 h, constitué de milliers de séquences cinématographiques ou télévisées liées au temps : toutes les scènes contiennent une indication de l'heure (une montre, une alarme ou un dialogue).
C'est quoi, pour toi, une école d'art ?
- C'est quoi, pour toi, une école d'art ?"
- Vidéo
- 2013
Je me suis penchée sur la question de l'art dans une école, du ressenti et du rapport de l'étudiant, français ou étranger, avec l'art. Nous avons en effet la chance d'accueillir de nombreuses nationalités variées au sein de notre école. Il y'a une grande différence de fonctionnement entre une école d'art et une école dépendant du Ministère de l'Education, et je voulais appuyer cette réalité. Dans sa forme, cette vidéo est une vision personnelle de l'art : pour moi il est un terme et un concept flou, un étudiant se trouve dans une école d'Art pour tâtonner, pour chercher, pour se perdre ; on ne sait jamais très bien où l'on va. Ainsi la vidéo montre le reflet d'une école d'art et de son activité à un moment donné de la journée sur une chaise (élément stable et rassurant, que l'on a l'habitude de côtoyer dans toutes les écoles depuis que l'on est petit). Pour le son, il y a en fond des ambiances saisies de part et d'autres de l'école, et par dessus ce sont des témoignages de nombreux étudiants, toutes années confondues, toutes nationalités confondues, qui répondent à la question : « c'est quoi, pour toi, une école d'art ? ».
Histoire en Marches
- "Histoire en marches"
- craie sur escaliers
- 2013
John Cage est compositeur, plasticien, mais aussi poète. Il tire aux dés la marge de ses textes, le nombre de parties, de mots etc.Il veut dématérialiser la syntaxe, penser et écrire la poésie différemment.
Ce projet part de ces faits : j'ai pris des citations, questionnements irrésolvables, petites anecdotes de/sur John Cage et investi le lieu en écrivant ces citations sur les escaliers. L'ordre des mots est tiré au dés et est donc le fruit du hasard, principe si cher à Cage.
"Dérouler sous les pieds du spectateur la musique de John Cage sous la forme d’un paysage.
In Cage est une déambulation, une exploration, un dépaysement, un cheminement, une flânerie dans l’univers musical du compositeur- mycologue. Passer d’un étage à l’autre, d’une pièce à l’autre et entendre les oeuvres et les sons s’apostropher, passer dans les couloirs et les entendre se fondre les uns dans les autres. Transformer le bâtiment en une vaste contrée sonore, étrange et singulière… Un voyage dans la tête de John Cage peut-être. Ou encore notre tête. Celle qu’on voudrait bien lui prêter, ou lui rêver…"
Étudiants du PESM Bourgogne, du département de Musicologie de l’université de Bourgogne et de l’EMA Fructidor.
Direction musicale : Sylvain Kassap
Mise en scène : Thierry Bordereau
Assistant musical : Vincent Carinola
Photo : Fanny Partouche
Le Théâtre de la Musique - Consortium Dijon
- "Théâtre de la Musique"
- Performance
- 2013
Performance proposée dans le cadre de "Ici l'Onde" 2013.
Résultat de la semaine dans le Jura pour le projet collectif sur le "théâtre de la musique" sous la forme d'une performance au Consortium de Dijon. La performance se composait de 2 tableaux :
- 1er tableau : nous nous glissons au travers de la foule. Signal discret. Chacun dégaine son casque pour écouter un morceau de musique qu'il a choisi et déambule à travers les gens. Multiples fredonnements et chants s'entremêlent pour former une cacophonie : c'est ce que l'on a baptisé "le moi et la musique".
- 2ème tableau : A la fin de chaque chanson, l'étudiant se pétrifie comme une statue dans une position qu'il a choisie en fonction d'un musicien qu'il adule. Icônes universelles et grands stéréotypes : c'est "le moi et le monde". (Photos ci-dessus)
Merci à Mark Coniglio pour les photographies.
Musical Suspects
- "Musical Suspects"
- Photographies (série)
- 2013
Série de micro-rendus lors de la semaine dans le Jura destinée à préparer une performance sur le thème "le Théâtre de la Musique". Chaque étudiant participait à une série de petits exercices courts. Ici des feuilles sur lesquelles tout le monde jetaient des paroles de chansons qui lui traversaient l'esprit. J'ai décidé de reprendre ces feuilles pour faire une série de photographies à la manière des "Usual Suspects" dans les prisons où chaque étudiant tient des paroles et fait mine de chanter. Je pense peut-être développer ce projet sur le thème de la censure par exemple.
vendredi 7 mars 2014
Comment Etre Artiste ?
- "Comment Etre Artiste ?"
- Installation sonore
- 2013
Initialement, ce projet devait être présenté dans un couloir entre deux pièces. Le spectateur est alors obligé de prendre cette espèce de "douche sonore" agressive et il se voit devenir artiste en passant le couloir. En effet, une pluie d'injonctions incessantes se déverse avec un léger décalage à travers les enceintes disposées en quadriphonie, pour avoir plus d'impact et agir comme du bourrage de crâne.
(Ce projet est né lors d'un workshop avec Vincent Voillat)
Voyage au début de la fin
- "Voyage au Début de la Fin"
- Vidéo
- 2013
« Voyage au début de la fin » est né d'une volonté d'emporter le spectateur dans un voyage hors du temps, un voyage dans lequel les trains n'ont ni queue ni tête, où l'on ne connait ni le début ni la fin, un voyage perpétuel et intemporel. Une gare, trois trains, du montage, et c'est la confusion la plus totale. On ne sait plus quel train avance dans quelle direction, à quelle vitesse, selon quelles règles régies par le temps ? Le choix de filmer uniquement des trains sans passagers m'a permis de renforcer l'aspect étrange et hors du temps de la vidéo, comme des trains fantômes arrivant de nulle-part et repartant sans but précis. Filmer de nuit a également participé à rendre cette atmosphère telle qu'elle est, anormale, presque angoissante ; et à ne pas avoir de différence de luminosité sur l'ensemble des plans. Je bouscule la perception du spectateur grâce au montage qui brise la continuité, et au travail sur la chronologie avec des répétitions et des boucles temporelles courtes ou longues. On retrouve ce même travail dans des films de Jean Cocteau ou encore dans « Memento » de Nolan dans un contexte plus récent.
Aube Colorimétrique
- "Aube Colorimétrique"
- Vidéo
- 2013
L'aube est un moment particulier de la journée entre la nuit et l'aurore, un instant poétique auquel on a peu l'habitude d'assister. La silhouette des arbres est la première chose que j'ai vu se découper sur le ciel, symbolisant la vie qui commence à s'éveiller en même temps que la lumière. La vidéo se compose de blocs carrés cadrés sur des branchages sur fond de couleurs changeantes de l'instant, comme la palette de couleur définissant l'aube. C'est un clin d'œil à Véra Molnar dont la pratique picturale s'inscrit dans le courant de l'abstraction géométrique (elle-même s'inspirant d'artistes comme Mondrian ou Malévitch) ainsi qu'au carré magique dont s'est servi le peintre allemand Albrecht Dürer dans sa gravure "Melencolia".
Ce projet est né lors d'un workshop avec Jacques Perconte
Angoisse de Damoclès
-
- "Angoisse de Damoclès"
- Vidéo (boucle)
- 2012
Travail sur la notion du double, du doppelgänger (double maléfique), pour illustrer la dualité de l'être humain. Une période, un instant de ma vie saisi par la caméra, un moment d'angoisse et de perdition. Clément Rosset a dit "Le double est dans l'angoisse du sujet devant sa non-réalité et sa non-existence" ; cela résume plutôt bien cette vidéo. L'ombre apparaît et disparaît en fonction de la lumière, mais elle est omniprésente. Ici ma propre angoisse a remplacé mon ombre et joue son rôle.
Passages Secrets
"Passages secrets est une performance de Live Cinema qui pose les questions de la réinterprétation artistique et des « passages secrets » entre le visible et l’audible. Sur scène, un triptyque vidéo où les films Blow Up et Blow Out se confrontent, se mélangent, s’interpellent pour former une troisième image dans laquelle un performeur fouille, décale, agrandit, superpose, à la recherche d’indices, de codes, de signaux visuels qui fonderaient l’origine du son dans l’image…" - Jacques Vannet et Armèle Portelli.
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